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Le monde d’Estelle Séré ... Comme un jour sans fin J’aime avant tout dans le travail d’Estelle Séré, l’idée que j’ai perçu au tout début de ma rencontre, celui d’un travail sans fin… comme un jour toujours le même qui recommence, mais qui n’est en fait jamais le même exactement…
C’est cette absence d’échelle qui doit créer ce sentiment, mais je n’en suis pas certain. C’est une force comme son sourire que l’on voit disparaître derrière le col roulé de son chandail. Les mots qu’elle peint sur ses toiles me donnent l’impression d’être ces néons suspendus en haut des gratte-ciel ou bien alors d’être ces vermicelles qui baignent dans la soupe des enfants. Un univers pictural immense pour la fourmi et minuscule pour la girafe, composé de douceur et de sérieux, d’abstraction mystérieuse, de figuration onctueuse, de codes sans manuel ; ni compliqué à déchiffrer, ni évident à cerner sans aller au bout du jour voir poindre le soleil qui va revenir.. Univers d’une rare intelligence dans la mise en relation de la figure, des mots, de la couleur, de ces éléments et nuances qui font vibrer l’imaginaire. Un monde à l’image d’Estelle ; jeune femme mystérieuse, appliquée et généreuse dans lequel il nous est proposé de plonger pour un voyage sans fin, une destination renouvelable que l’on nomme : peinture. Christophe Massé - janvier 2007 |